2- La belle époque. Et nous voici vers 1950, après la chaude alerte de la grave crise mondiale de 1929-1930 et les difficultés de la guerre et de l'occupation. Citons de nouveau des chiffres qui confirment éloquemment le surnom envié et mérité donné alors à notre petite cité. Six usines importantes comptant en moyenne une soixantaine d'ouvriers, une douzaine d'autres plus modestes et près de quarante ateliers artisanaux disséminés dans tous les hameaux où partout, retentissait jusque dans les coins les plus reculés le rythme scandé des battants et des navettes. Au total plus de 700 métiers servis par 350 ouvriers et ouvrières ! Gareurs, tisseurs, dévideuses, ourdisseuses, canetteuses, manoeuvres, apprentis produisant mensuellement jusqu'à 120.000 mètres de tissu. Ajoutons une usine d'impression sur étoffes, un moulinage, quatre ateliers de tullistes, un fabricant de navettes, toutes activités complémentaires de la soierie.C'était la vie facile, l'euphorie même, le commerce florissant, les distractions nombreuses, la belle époque en un mot. | 
Le chateau de Mérac |